INTERVENANTS:
Pratiques circassiennes avec: Verena Schneider et Alexis Rouvre
Pratiques somatiques avec Angela Malvasi
Intervention de Emmi Väisänen et Fabian Krestel
Du 11 au 22 mai 2026
@ UP – Circus and performing arts
Présentation du labCo
Le labCo a pour but de permettre la mutualisation des pratiques de recherche dans le secteur des arts de la scène, particulièrement ceux du cirque contemporain.
Chaque intervenant.e partagent une recherche liée à sa pratique artistique avec le reste du groupe, composé des autres intervenant.e.s et de participant.e.s. Par l’exercice de transmission et la mise en commun d’approches variées nous souhaitons créer une dynamique collaborative offrant la possibilité à l’ensemble du groupe de faire évoluer sa propre pratique. Les pistes de recherche proposées concernent la notion de pratique et ne sont pas des recherches appliquée ou préparatoires à des projets de productions des intervenant.e.s.
Le concept du laboratoire ainsi que ce qui y est partagé est « open source », l’objectif étant faire évoluer ce concept est de le diffuser. Ce temps de recherche et de réflexion autour de nos pratiques passe avant tout par la mise en mouvement, l’expérimentation et le plaisir de se rencontrer.
Déroulé du laboratoire
Le laboratoire se tient sur deux semaines, du lundi au vendredi de 9h30 à 16h30 avec la possibilité d’arriver à partir de 9 h et de partir à 18h.
La première semaine sera principalement guidée par les intervenant.e.s qui viendrons poser le cadre de leur propre recherche. Des temps de parole et de réflexion sont également prévu.
Le déroulé de la seconde semaine sera à définir avec le groupe : poursuivre les investigations démarrées, proposer de nouvelles modalités, proposer le partage d’autre approche, tout est bienvenu et sera décidé à l’écoute du collectif.
Le vendredi 22 mai 2026 sera dédié à la préparation et à la présentation d’un bilan des deux semaines. Ceci peut prendre n’importe quelle forme (publique ou privée, présentation, expérimentation, discussion…) et sera décidé ensemble.
Les langues utilisées seront le français et l’anglais.
INFOS UTILES
POUR QUI ?
Tout artiste professionnel des arts de la scène interessé par la notion de recherche et le travail des intervenat.e.s présent.e.s .
INSCRIPTIONS
La participation est gratuite mais l’inscription est obligatoire. Pour cela, merci d’envoyer un e-mail à admin@modogrosso.be avec:
Ceci peut être bref et contenu dans le mail, ou sous formes de documents joins ( cv, bio, lettre de motivation)
IMPORTANT : La présence régulière et active est nécessaire pour le bon déroulé du laboratoire, merci de préciser vos éventuelles indisponibilités sur la période. Les candidat.e.s qui prévoient une absence de plus de 2 jours ne seront pas prioritaires.
INTERVENANT.ES
Verena Schneider – Équilibre sur les mains, acordance
Elle s’est formée en arts du cirque à la FLIC puis au Lido, en chorégraphie à Codarts et en Biologie. Acrobate et performeuse autrichienne, autrice de cirque et artiste interdisciplinaire, elle travaille à l’intersection du cirque, de la danse et de la performance.
Je propose ici une recherche à la croisée du cirque, de la danse et de la performance, inspirée par les réflexions de Jean-Michel Guy et Bauke Lievens sur les esthétiques hybrides et sur le cirque comme forme dans laquelle le corps virtuose est au centre, tout en redéfinissant la virtuosité.
Ce qui s’exprime dans les formes du cirque n’est pas l’ancienne conception de la maîtrise, mais une compréhension de l’action d’un humain dont le cœur est tragique. La virtuosité n’est rien d’autre que l’être humain à l’œuvre, s’efforçant en vain.
Ce qui apparaît dans la piste est un combat contre un adversaire invisible — où il ne s’agit pas de vaincre, mais de résister et de ne pas perdre.
Mon travail part de l’équilibre sur les mains et de l’acrodance, intégrés à une approche somatique attentive à l’écoute du corps, à l’improvisation, au texte et au travail avec des objets. J’explorerai différents scores de mouvement autour de l’équilibre, de l’imagination et de la relation à la scène, en questionnant les espaces entre nous, les espaces intérieurs et l’agency, entendue ici comme une puissance d’agir qui circule entre corps, objets et environnement.
Alexis Rouvre – Manipulation d’objet
Formé à l’ESAC en 2009 puis en danse contemporaine, Alexis est jongleur et manipulateur d’objet, auteur et interprète de cirque. Il dirige aujourd’hui la Cie Modo Grosso.
Dans un monde où tout s’accélère, le travail de création est contraint par des injonctions de productivité de plus en plus fortes : les créations sont nombreuses, les moyens diminuent, les délais sont de plus en plus courts… Comment développer sa pratique sur le long terme et conserver la passion tout en relevant le défi d’en faire son métier ? Comment intégrer à une pratique physique, qui demande du temps de répétition et d’entretien, une dimension de recherche permettant le renouveau tout en considérant un objectif de finalisation par la production d’une œuvre ?
Porté par ces questionnements, je souhaite partager différentes approches qui ont modelées ma pratique. Prenant l’objet comme point de départ, je propose d’entreprendre une recherche archéologique : fouiller dans ce qui semble familier pour découvrir chaque fois un peu plus sur nos singularités liées à la recherche, la création, l’écriture, l’originalité et la performance.
Angela Malvasi – Pratique somatique, yoga Ashtanga et pranayama
Depuis plus de vingt ans, Angela mène une carrière artistique variée : des études de théâtre à l’université La Sapienza de Rome à la pratique des arts martiaux, de la danse, du théâtre physique, du clown, du chant et de la peinture. Elle est également professeure d’Asthanga yoga, masseuse ayurvédique et se forme à l’enseignement du Pranayama.
Ces dernières années, une observation clé est la prédominance du rythme imposé par la société, entraînant un accroissement de l’épuisement professionnel, de la dépression et d’autres problèmes de santé. Cela m’amène à réfléchir à comment retrouver notre autonomie et notre rythme, tout en restant en bonne santé et en cultivant la créativité, sans devoir se retirer dans un ermitage.
Bien que cela nécessite discipline, celle-ci s’acquiert progressivement, avec joie et sans culpabilité, car nous sommes les seuls maîtres de notre vie. À travers diverses pratiques de méditation, visualisation et respiration, j’ai constaté l’importance de rééquilibrer le système nerveux. Ce dernier, divisé en central et périphérique, comprend le système sympathique, lié à l’alerte, et le parasympathique, associé au repos.
Ma recherche vise à rééquilibrer ces systèmes et à explorer leur impact sur le processus créatif et artistique.
Emmi Väisänen
Emmi Väisänen (FI/BE) est une danseuse contemporaine basée à Bruxelles, en Belgique. Formée au Conservatoire de Turku (Finlande) et à la S.E.A.D. (Académie expérimentale de danse de Salzbourg, Autriche), elle a collaboré avec des chorégraphes tels qu’Alexandra Waierstall, Julia Schwarzbach, Kinga Jaczewska et Alice Van der Wielen-Honinckx. Emmi a notamment travaillé pendant de nombreuses années avec ECCE/Claire Croizé & Etienne Guilloteau et avec Not Standing/Alexander Vantournhout en tant que membre clé de la compagnie.
Emmi a partagé son expertise en intervenant en tant qu’observatrice externe et en animant des ateliers de danse et de répertoire dans différentes organisations et théâtres en Europe. Elle a également animé des ateliers de partnering en collaboration avec Alexander Vantournhout (Deltebre Dansa/Espagne, Impulstanz/Autriche, Tanzwerkstatt/Allemagne, Tictac art center, P.A.R.T.S. summer school/Belgique, Summer Intensive/Lituanie).
Fabian Krestel
Formé à l’École supérieure des arts du cirque (ESAC) de Bruxelles, Fabian Krestel est un artiste interdisciplinaire basé à Bruxelles. Il développe actuellement The Labyrinth, un projet de recherche autour de la relation entre processus, mouvement et trace.
Son travail explore la rencontre entre différentes esthétiques : cirque, danse, arts visuels, musique et les dynamiques qui émergent de leur mise en relation. Il s’intéresse particulièrement à ce qui apparaît dans le passage : entre intention et action, entre structure et imprévu, entre apparition et disparition.
Il développe également un intérêt pour les actions autotéliques, où le plaisir se génère dans l’acte même de faire, dans la pratique et l’exécution, plutôt que dans un résultat final.
L’attention se déplace du résultat vers le processus, envisagé comme un terrain de jeu, de recherche et de composition et d’ouvrir cet espace de recherche aux participants, à travers des explorations mêlant improvisation, contraintes simples et jeux de composition.